09 mai 2006
Luc surveille la santé de Gaïa

Luc surveille la santé de Gaïa, la Terre, notre planète, la seule connue qui est entourée d'une biosphère, une sphère de vie. Il écrit des articles sur AgoraVox, le journal citoyen et tient deux blogs. Je lis ses articles de préférence sur AgoraVox, que je consulte quasi quotidiennement, je lis de temps en temps Gaïa où Luc dépose d'autres articles, je suis moins fan de ses brèves de comptoirs, à voir tout de même.
Ses derniers articles :
La Clever
Lundi dernier, les étudiants de l’Université de Bath, en Angleterre, ont présenté à la presse la Clever. Le prototype Clever (Compact low emission vehicle for urban transport) est un véhicule citadin compact pour 2 personnes assises en position (...)
La fin de l’american way of life
Bush soutient les voitures à hydrogène
Le glacier d’Upsala
TIME : Be worried. Be very worried.
L’eau des océans risque de monter de 6 mètres d’ici 2100
Sa présentation sur AgoraVox :
Luc
Un baby-boomer. J’avais 20 ans en mai 68. J’ai regardé ce monde évoluer dans des directions qu’on pensait pertinentes au départ et qui, avec du recul, se sont révélées moins judicieuses que prévu.
J’ai beaucoup voyagé dans le monde entier, et j’ai ainsi appris qu’on faisait tous partie de la même humanité. Ce qui est moins évident à comprendre quand ne sort pas de chez soi et qu’on a peur de son voisin de palier.
Je suis un optimiste indécrottable. Mais j’avoue que, ces derniers temps, j’ai un peu de mal.
Actuellement, je vis en Provence, où je suis chef d’entreprise.
J’ai deux blogs. L’un est quotidien, Chez Luc (brèves de comptoir) et parle des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent. L’autre est tenu à jour moins régulièrement: Gaïa: bulletin de santé, il parle de notre planète, la Terre, qui subit un réchauffement climatique du fait de la surpopulation humaine.
Gaïa : http://droitdanslemur.blogspot.com/
Chez Luc (brèves de comptoir) : http://chezluc.blogspot.com/
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04 avril 2006
Pierre et Nicolas, passion planète Terre

L’un, sobre et réservé est reconnu comme un sage des temps nouveaux. Pierre Rabhi, fils de forgeron, s’est lui-même forgé paysan sans-frontière. Né dans le désert du Sahara, devenu pionnier de l’agriculture biologique en Ardèche, il fait maintenant pousser des légumes dans le désert.
L’autre, hyper-médiatique, nous agace parfois de ses surplus d’enthousiasme, mais on l'aime. Nicolas Hulot, à trop fréquenter la nature dans des situations extrêmes, s’est laissé séduire par son extrême beauté et s’en fait le plus formidable chantre.
Partis de mondes opposés, les deux hommes devaient se retrouver car ils œuvrent dans la même direction : nous faire aimer la Terre, la vie, l'humanité.
A l’automne dernier, ils nous ont offert un livre : Graines de possibles, dialogue passionné sur l’avenir de l’humain sur la planète Terre. Décroissance soutenable, développement durable, chacun croit à une méthode et espère un avenir durable pour l’humanité qui court aveuglément à sa perte. Mais les deux chevaliers au grand cœur se retrouvent sur des solutions simples à mettre en pratique au quotidien, car chacun de nous est responsable de l’avenir que nous offrons aux enfants d’aujourd’hui. Ne consommons plus idiots, apprenons la sobriété heureuse, participons par nos choix à sauver le monde jour après jour !
« Graines de possibles », de Nicolas Hulot et Pierre Rabhi, 2005
Fragments d’échange
P.R. Un véritable progrès ne nie pas ses fondements et ses racines. Je reproche à la modernité de nier le passé.
N.H. Un ancien roi du Zanskar, ce pays de l’Himalaya indien, disait : « La connaissance sans cœur n’a pas de valeur. » Dans la notion de cœur, il y a l’acceptation que nous ne sommes pas nés d’aujourd’hui.
P.R. Il ya de l’orgueil et de la vanité dans toute forme de modernité. Nous nous sommes convaincus que la raison devait remplacer la nature, et que l’être humain pouvait reprendre complètement en main son propre destin, et l’orienter. Mais c’est un manque total d’humilité et d’écoute face à notre passé et à la nature. La nature est pourtant le plus vieux laboratoire du monde.
N.H. Nous nous vantons des attributs du progrès sans même savoir nous en servir. Combien d’entre nous se vantent d’avoir un ordinateur et ignorent en réalité comment il fonctionne ? Et quand on va à la campagne, on ne sait pas plus comment pousse une betterave … Le grand désarroi tragique de l’homme moderne, c’est de ne plus être relié à rien.
…
N.H. […] Que nous importions des bananes parce que nous n’avons pas le climat pour les produire, pourquoi pas ? Mais le problème est que nous importons des aliments que nous pouvons parfaitement cultiver chez nous. Tout cela parce qu’on a divisé le monde en grandes zones de monoculture. C’est un système aberrant, d’autant plus que nous savons aujourd’hui que nous sommes arrivés à saturation.
Il faudra bien à un moment ou à un autre, rationaliser. Il va falloir inciter le consommateur à choisir les produits qui viennent de sa région. Comme toi, je suis totalement en faveur de la relocalisation de l’économie. Il faut favoriser les cultures vivrières. […]
P.R. Quand on mange des fruits ou des légumes hors saison en Europe, cela nécessite de chauffer les serres à coups de fuel. C’est complètement stupide. Pourquoi ne pas attendre la saison ? cela permettrait déjà une économie importante de ce pétrole dont on redoute la raréfaction à court terme.
N.H. Est-on plus heureux quand on mange des cerises en hiver ? Le bonheur, au contraire, c’est d’attendre la saison. Sinon autant déplacer Noël au 15 août ! Nous avons déplacé le curseur jusqu’à l’excès.
Bien entendu, si nous passions à un autre mode de production agricole du jour au lendemain, si nous imposions cette mesure par décret, nous ferions face à une fronde légitime des agriculteurs. Mais vu ce que l’agriculture productiviste génère comme maux que la société doit prendre en charge économiquement, humainement et médicalement, il y a largement de quoi développer de nouvelles pratiques et réorganiser le système. En plus, nous participerions à la reprise de l’emploi.
P.R. L’alternative que propose l’agriculture écologique est aussi sociale. Substituer une technique à une autre pour le simple plaisir de changer ne m’intéresse pas. Mais notre alternative peut aussi générer un remodelage et une reconsidération générale du mode d’organisation du foncier et de la répartition du travail. Sans compter l’abolition des nuisances et des coûts cachés sur la nature, et des biens vitaux que sont les sols, l’eau, et la biodiversité domestique.
N.H. Tu parles avec raison de la nécessité de réorganiser et de remodeler le foncier Les remembrements ont été tellement catastrophiques pour la biodiversité ! La capacité de rétention d’eau des sols a diminué, avec entre autres conséquences, une grande part de responsabilité dans les inondatons à répétition. Les économies, comme celle du tourisme par exemple en sont affectées.
P.R. Cet aménagement est symbolique de la confusion où nous sommes. Le remembrement sensé donner une configuration rationnelle à l’espace rural, a au contraire abouti à son démembrement et à son enlaidissement. Comment ne pas regretter ces paysages modelés selon les critères de l’équilibre agro-sylvo-pastoral avec les haies, les bocages, et les villages qui semblaient émerger de la terre ? Une sorte de désert sans âme de blé, de maïs à l’infini …
22:25 Publié dans Les nouveaux chevaliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecologie
31 mars 2006
Stéphane et Stéphane, preux des Océans
Les nouveaux chevaliers,
nouvelle catégorie inaugurée aujourd'hui grâce à la rencontre de deux héros au grand coeur
Aujourd’hui réveil en migraine, panne d’oreiller, ronchon.
Café tardif devant télé. Mal barrée.
Seulement, les flots d’imprévus en décidèrent à leur guise.
Je m’en allais grognon par les chemins égarés des ondes, l’œil mauvais et le crâne soumis aux douleurs migraineuses quand par la plus bonne grâce de madame Télévision surgirent devant mes yeux deux chevaliers étincelants dans leur armure de bonne volonté et de passion.
J’étais sur le petit sentier perdu de Direct 8 à l’heure Complément Terre. Quel heureux hasard m’amena devant ces preux chevaliers des temps nouveaux de la Terre ? Evidemment, c’était la Mer ! Une vague migraineuse d’une force inconnue m’avait poussée vers eux, si beaux et si vaillants que leur passion éclatait au grand jour sur leur beaux visages lumineux.

Le premier qui parla était Stéphane Latxague, directeur de l'association internationale surfrider. Beau jeune homme basque aux yeux verts, il déclamait d’une voix claire à qui pouvait l’entendre comment il parvenait à mener sur les plages des groupes entiers de bonnes gens ou même de petits enfants au ramassage des immondes déchets rejetés par nos sociétés avides et gaspilleuses. Et comment, en les prenant par la main, son association guidait les institutions vers la reconnaissance et la prise en charge de leurs responsabilités.
Le second était Stéphane Hénard du centre national de la mer Nausicaa de Boulogne-sur-mer. Le regard franc couleur bleu du ciel, le menton volontaire, il racontait le périple d’un groupe d’enfants embarqués sur un navire guidé par Jean-Michel Cousteau depuis la Norvège jusqu’au Cap de Bonne Espérance, périple exposé à Nausicaa dans : Cap au sud.
Chevalier-Surfeur de l’Océan et Capitaine-à-la-belle-Figure, ils disaient que nous sommes tous responsables de nos pollutions, que 80% de ce qui est jeté à Terre finit à la Mer. Il nous demandaient de réduire nos déchets autant que nous pouvions et nous poussaientt à les trier pour qu’ils soient revalorisés. « Prenez un panier pour faire vos provisions. Refusez les sacs en plastique ! » disaient-ils à tous, plein d’enthousiasme. « C’est élégant, et vous serez fiers de vous ! », répétaient-ils et pleins d’autres bonnes paroles, tellement simples qu’on les avait oubliées. « Ne gaspillez pas, évitez les produits sur-emballés, n’achetez plus de dosettes individuelles, achetez les produits en plus grande quantité ou en vrac. Vous y gagnerez car ils sont moins chers et la Planète gagnera aussi ! » . Ils ajoutaient : la France est le 3ème pays consommateur de produits phytosanitaires, pesticides, engrais. Vilain record obtenu non seulement à cause d’une agriculture intensive mais à cause également de l’utilisation de ces produits par les jardiniers amateurs. « Jardinez bio ! » pensaient-ils tellement fort qu’ils n’avaient pas besoin de le dire.
Ils partirent trop vite, je restais seule mais le cœur à nouveau rechargé, investit d’une mission à mener jusqu’au bout de mes forces, de paroles à porter le plus loin qu’on m’entendrait, d’actes quotidiennement responsables à réaliser avec bonheur.
Pour soutenir Surfrider, offrez et portez leurs tee-shirts et vêtements en coton biologique :
http://www.surfrider-europe.org
Visitez le centre Nausicaa de Boulogne-sur-mer en commençant par leur magnifique site :
http://www.nausicaa.fr
Et puis rejoignez le site et le blog de la nouvelle exposition :
site Cap au sud : http://www.nausicaa.fr/exposition_CAS.htm
blog Cap au sud : http://capausud.over-blog.com/
si Boulogne est trop loin pour vous.
15:20 Publié dans Les nouveaux chevaliers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : humeur du jour

