17 juin 2006
Venez me rejoindre
Nessy : Du Fond du Lac chez canalblog.com
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Ernestine Nestor, dite Nessy, vouivre du Loc'h Ness,
vous fait part de ses coups de coeur, de ses humeurs écologiques, de ses instants de folie et des passages de livres qu'elle a aimé.
22:13 Publié dans Nessy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nessy, Du Fond du Lac, écologie, environnement, Bretagne, légende, Brocéliande
26 avril 2006
La mission de Keridwen

Nessy se méfiait quelque peu de sa vieille tante, c’était une sorcière réputée autrefois, il paraît qu’elle pouvait même changer le cours des planètes ! Seulement la pauvre avait échoué dans la plus grande des tâches qui lui avait été dicté. Elle avait perdu le Chaudron magique dont le grand Dagda lui avait confié la garde. Depuis elle cheminait à travers les Mondes à la recherche de son chaudron perdu tout en maudissant le barde Taliesin qu’elle jugeait responsable de cette perte. Elle était devenue aigrie, chagrine, grincheuse et un peu folle en passant son éternité à courir après les indices qui lui feraient retrouver l’objet tant convoité.
« Voyons, ma tante, qu’aviez-vous à m’annoncer ? » demanda-t-elle en reprenant avec soulagement des vêtements plus appropriés à cette époque.
Un petit chat noir avait sauté à bas du sac à la suite de Keridwen. Il miaulait maintenant pour réclamer quelques morceaux de galettes que la petite vieille lui donnait parcimioneusement entre deux bonnes bouchées.
« Tiens ma fille, en voilà une pour toi, assieds-toi manger un peu, nous avons encore une bonne route à faire et cette fois je compterai sur ta force pour me mener où nous devons aller. Bien, donc un jour où je cheminais sur une île inconnue à peine débarquée de mon curragh de peau, qu’un être abject et vil se présenta devant moi au sortir d’un petit bois. Tu connais cet avorton tritonien, mi-humain, mi-sirène. Le monstre a eu moins de chance que toi ou que ta cousine Mélusine ! La batardise mal acceptée par lui, l’a définitivement bloqué dans une forme mixte, corps humain, peau d’écaille, chevelure d’algues, yeux de tacauds …
– Le Tud-Goémon !
– C’est cela-même. Le Grand Naufrageur des îles d’Er, qui a donné leur nom à bien des endroits de la Presqu’Ile Sauvage, est venu m’annoncer une étrange nouvelle. Il aurait vu errer un descendant de Yann d’Infern sur les grèves, près de la Roche Jaune. C’est un « égaré » m’a-t-il dit !
– Pourtant sa trisaïeule, la femme de Yann, avait beaucoup prié pour sa famille, marché si souvent à Saint-Tugdual et fait tellement de dons aux moines. Ses descendants auraient pu vivre en paix et mourir tranquilles ! Qu’est-il arrivé ?
– C’est justement ce que nous devons découvrir.
…
17:55 Publié dans Nessy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur du jour
28 mars 2006
L'île (suite)

L’apprentissage de la voile fut difficile. Je consacrai trop peu de temps à cette passion. J’étais dévorée par de multiples feux intérieurs qui me poussaient dans des directions diverses et contraires. J’avais l’impression de vivre plusieurs vies, et chacune étant à la fois unique et précieuse m’emportait vers des avenirs aussi attirants les uns que les autres.
La première fois, j’avais dû repartir avec la même marée. Ce qui m’avait laissé à peu près une heure de liberté sur l’île, une heure si courte que je n’avais pas su la mettre à profit pour visiter. En grimpant sur l’énorme rocher au bout de la plage, j’avais pourtant aperçu le toit de la maison au près des arbres.
Je m’étais persuadée quelle était déserte, abandonnée, tout comme l’île qui n’aurait connu, selon mes désirs, aucun habitant depuis les invasions vikings. Évidemment j’aurais pu me renseigner à terre, mais cela n’avait aucun intérêt pour moi à cette époque. L’île était mienne, autant que l’Océan, parce que je l’aimais.
Je ne revins sur l’île qu’un an plus tard.
...
11:28 Publié dans Nessy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
26 mars 2006
L’île

L’île m’avait semblé longtemps comme une étape obligée, une ligne à franchir avant de plonger vers l’horizon, une limite rassurante du monde connu, une frontière avec l’avenir. Je n’imaginais pas alors à quel point elle allait changer ma vie, la briser en deux parties l’Avant et l’Après, tout en restant à elle seule un monde entier entre deux mondes.
Je l’avais abordée un jour d’été. C’était une victoire sur mes rêves d’enfant. Enfin, j’avais quitté la terre chaude et maternelle. Je m’étais aventurée, seule sur ce bout d’océan, qui m’effrayait autant qu’il m’attirait. Je pouvais planter mon drapeau sur le sable de l’île car j’avais ouvert, en l’abordant, la Porte Sacrée de l’Aventure.
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20 mars 2006
Retour à la mer
Nessy marcha longtemps derrière le loup. Ils traversèrent des vallées, grimpèrent des collines et sautèrent maints ruisseaux avant que Bleiz ne lui laisse le temps de souffler un peu.
Nessy se posa sur le sable de la petite crique où le loup l’avait menée. C’était toujours un rare plaisir pour la vouivre de revoir enfin la mer. Tout au long de la course à travers bois la pluie était tombée, drue et tiède sous l’orage d’été. Maintenant, les éclairs zébraient le ciel noir au-dessus du rivage et la mer d’un bleu turquoise étincelant semblait vouloir arracher des lambeaux de rochers aux falaises. L’écume volait en petits flocons à travers l’air électrique.
Bleiz semblait aussi rompu que la jeune femme. Nessy devina que l’heure était venue pour chacun d’eux d’effectuer une transformation salvatrice. Les pieds de Nessy ruisselaient de sang, sa peau était griffée de toute part et le loup ne trottait plus que sur trois pattes depuis un bon moment. Maintenant qu’ils s’étaient arrêtés, le froid commençait à les saisir. Nessy se releva péniblement et entra en frissonant dans l’eau froide. Elle fit quelques brasses douloureuses avant que son corps enfle jusqu’à décupler son volume, que sa peau devienne grise et épaisse, que ses jambes fines se transforment en de robustes palmes, que son cou s’allonge démesurément et qu’enfin la vouivre sente une force prodigieuse emplir ses muscles.
Elle nagea vigoureusement vers le large, heureuse de recevoir une telle profusion de sensations diverses. Elle aimait véritablement la mer et ce manque lui laissait toujours une amertume quand elle en restait éloignée trop longtemps. La vie l’avait ammenée au cœur d’un pays de forêt où les eaux pourtant belles et calmes du lac ne pouvait la rassasier.
Pendant que Nessy retrouvait avec bonheur ses joies sous-marines, Bleiz était resté immobile de longues minutes. Lui aussi, à sa manière, était heureux de revoir la mer. Il aurait bien courru, sauté et tourné dans le sable si ses pattes ne l’avait autant fait souffrir. Il s’allongea et se contenta d’enfouir sa truffe sous une touffe de goëmon.
La pluie se calmait. Le vent fit éternuer le loup. Il se leva enfin et s’ébroua vigoureusement. Un vieux petit cabas noir extrêmement usé tomba de son oreille.
…
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15 mars 2006
Perdue sous l'orage (suite n°2) - Bleiz

Un problème se posait à Nessy chaque fois qu’elle voulait sortir de l’eau hors de son territoire habituel. En effet, son corps reprenait les formes d’une jeune femme humaine et comme elle se baignait nue … il lui fallait retrouver discrètement des vêtements. Elle avait disposé plusieurs sacs, valises, malles et mallettes dans des cachettes autour du Lac. Mais ici, rien de cela ne l’attendait sur les rives. Heureusement, ce qui avait intrigué Nessy, c’était justement l’aspect mort, désert et désolé du lieu. Une forêt sèche couvrait les berges du Loch des deux côtés. Des arbres tortueux aux troncs noircis s’entregriffaient sur les collines à perte de vue. Nessy rejoignit le rivage et sortit de l’eau. Elle avisa quelques fougères roussies dont elle se fit rapidement quelque chose de décent autour des reins et de la poitrine, bien ficelé par des tiges de lierre entrelacées. Ce genre de situation amusait beaucoup la vouivre curieuse. Les feuilles grattaient un peu la peau, mais rien de trop insupportable. Un silence oppressant étreignait l’ombre. Pas un oiseau ne chantait dans les branches, pas un frottement ne s’entendait dans les herbes jaunes.
La jeune femme aperçut loin derrière le couvert de branches nues l’éclaircie d’une clairière. Elle s’engagea dans la forêt. C’est alors qu’une la pluie se mit à tomber, épaisse et violente. Elle était chaude, bien heureusement. Mais de toute façon, jamais la pluie n’avait inquiété la vouivre. Ses transformations ne s’effectuaient que dans un bain total.
Nessy batailla un long moment contre des brousailles épineuses avant de voir une sente tracée par quelque bête sauvage. Elle la suivit un instant jusqu’à trouver un chemin. Celui-ci, un peu plus tard encore, la mena jusqu’à la clairière apperçue de la rive. Un rocher de shiste rouge couvert de lichen gris l’écorchait en plein centre. Un loup s’y tenait assis, immobile sous la pluie battante.
Nessy le reconnut aussitôt. C’était un vieux loup noir au regard vert qui regardait la vouivre approcher. Il souffla et secoua la tête avant de parler. Sa voix grave perça la complainte monotone de la pluie.
« Bonjour Nessy, je t’attendais.
_ Bonjour Bleiz, dit la vouivre un peu contrariée, comment savais-tu que j’allais passer ici ?
_ Eog me l’a révélé.
_ Eog ? Ah, c’est vrai, le saumon savant ! Et comment se porte ma tante Keridwen, demanda-t-elle à nouveau souriante et un peu taquine ?
_ Bien.
Bleiz, le loup n’était pas des plus diserts, c’était un compagnon fidèle mais il n’aimait pas se perdre en bavardages inutiles à son goût. Il narrait à merveille pour un loup, mais pour cela il préférait écrire, ce qui convenait mieux à sa lenteur d’esprit. Ce n’était qu’un gros chien sauvage après tout.
_ Et qu’as-tu à me transmettre cette fois, questionna Nessy ?
_ Suis-moi, répondit le loup en sautant à bas de son rocher.
…
20:29 Publié dans Nessy | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
13 mars 2006
Perdue sous l'orage (suite)

Depuis que Nessy était enfant, elle avait un rapport très spécial avec l’eau froide. Dès que son corps tout entier était plongé dans le liquide, une transformation de ses membres, de ses capacités physiques et mentales s’opérait. Il lui avait fallu près de vingt-cinq ans et la rencontre avec un saint homme pour accepter le fait. A ce moment là, son corps et ses métamorphoses avaient cessé d’évoluer. Cela faisait mille quatre cent trente-sept ans exactement.
Nessy nageait en apnée depuis maintenant trois ou quatre heures quand le besoin de respirer se fit sentir. Elle remonta à la surface. Le ciel avait encore changé. Il était maintenant d’une couleur gris-jaune sombre mais toujours zébré d’éclairs de chaleur. La pluie ne tombait toujours pas. Nessy nagea à la surface pendant quelques instant afin de bien oxygéner ses poumons. Une chose intrigua la vouivre, elle ne reconnaissait pas cette partie du Lac. Lorsqu’elle était sous l’eau tout à l’heure, il lui semblait parcourir une contrée connue mais au-dessus de la surface le paysage ne correspondait plus. Il faut dire qu’elle avait nagé par moments yeux fermés, tout au bonheur de soulager ses membres fatigués par la journée de travail dans la chaleur orageuse du bar. Elle décida de mettre patte/pied à terre pour en avoir le cœur net.
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06 mars 2006
Perdue sous l’orage

Excédée par la bêtise des clients du café, Nessy voulait se dégourdir les nageoires après sa journée. Elle retournait à sa masure au bout du village sitôt le dernier client sorti. La jeune femme devait marcher deux kilomètres pour rejoindre son habitation mais c’était d’habitude pour elle un temps de décompression, voire de méditation. Ce soir, le ciel d’automne était chargé d’électricité. Les éclairs zébraient l’horizon et le tonnerre roulait sans discontinuer comme un étrange concert de percussions sauvages. Aucune pluie cependant ne venait soulager l’atmosphère d’une fraîcheur bienvenue. Nessy transpirait à grosses gouttes et chaque pas vers chez elle était une torture pour ses pieds compressés dans des baskets trop chaudes. Le besoin de faire un plongeon dans les eaux froides du Loch se faisait de plus en plus pressant.
Dès qu’elle fut enfin arrivée, Nessy jeta ses chaussures d’abord, puis tous ses habits sur les porte-manteaux de l’entrée, sans prendre le temps de passer par sa chambre. Elle dégagea l’aspirateur qui encombrait le placard à balais ( !) et souleva la trappe qui se confondait avec le plancher du placard. Des marches en pierres, creusées par des siècles d’usage, menaient par un souterrain jusqu’au Loch. A partir de la dix-huitième marche, le souterrain se prolongeait sous l’eau. Nessy apprécia grandement le contact des pierres froides sous la plante des pieds. Un sourire effleura ses lèvres, un soupir de soulagement les traversa. Elle se tint quelques secondes en arrêt sur la dix-huitième marche, prit une grande inspiration et plongea dans le boyau inondé.
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Bienvenue à la Pension du Loch Ness
« Tenez la clé de votre chambre, c’est la N°2 avec un lit double, une salle de bains et une fenêtre qui donne sur le port avec vue sur l’eau. Vous montez l’escalier et c’est la deuxième porte à gauche. Les petits déjeuners sont servis de sept heures à onze heures tous les matins. Les locations de barques et de pédalos commencent dès le lever du soleil. Vous trouverez également toute la journée sur le port des bateaux qui vous proposent une visite du lac. La navigation est fortement déconseillée la nuit mais vous pouvez vous promener sur les quais puis sur les berges aménagées en promenade pour tenter de voir notre curiosité locale, le fameux monstre du Loch Ness !
Bonne soirée Monsieur, Madame, et à demain matin ! » 
récita professionnellement Ernestine, dite Nessy, l’employée modèle de la Pension à un jeune couple de Wookies de la planète Kashyyyk en voyage de noces. Il est de tradition d’envoyer les jeunes Wookies à l’aventure dès leur plus jeune âge. Ceux-ci avaient entre soixante-quinze et quatre-vingt ans à peine. Nessy souhaita qu’il fit un temps clair et sans vent durant tout leur séjour. Elle se savait si distraite et maladroite !
Il était tard, Nessy finissait de ranger la vaisselle qui séchait derrière le bar. La nuit était tombée et le calme revenait dans la pension du Loch Ness. Elle s’apprêtait à prendre congé de son patron lorsque la poignée du bar tourna et que la porte s’entr’ouvrit à nouveau …
22:20 Publié dans Nessy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
Ernestine Nestor, dite Nessy, la vouivre du Loch Ness

Ernestine Nestor, dite Nessy, Monstre du Loch Ness, a une très longue histoire et de nombreuses incarnations. Personnage de légende, elle s’est manifestée à maintes reprises et sous différentes formes autant réelles que virtuelles. Cette histoire-ci a débuté sous l’identité d’un personnage de RPG et se prolonge dans les méandres d’Internet au fond d’un lac, communément appelé Le Loc’h, qui est bien entendu virtuel, protéiforme, changeant et brumeux.
Vous êtes invités à poursuivre l’aventure de Nessy par l’intermédiaire de vos commentaires qui seront, je l’espère, imagés, décalés et hors du temps.
Prénom:
Connue aujourd’hui dans le monde entier sous le surnom de Nessy, Ernestine s’est d’abord fait appeler « la Kelpie » et n’est connue sous son vrai prénom que des habitués du bar « Le Loch Ness » situé sur les rives de ce lac.
Nom:
Nestor, comme celui de son premier mari, le seul qu'elle ait eu d’ailleurs, mort il y a fort fort longtemps.
Age (apparent):
Sous sa forme humaine, Nessy paraît avoir environ ving-cinq, vingt-six ans. Sous sa forme, disons, « animale », Nessy serait pour certains une survivante de l’ère secondaire, pour d’autres, elle aurait moins de dix mille ans, date de la séparation des eaux du lac de celles de l’Océan. Ces chiffres sont totalement farfelus, car Ernestine Nestor vient seulement de fêter son mille quatre cent soixante deuxième anniversaire dans la nuit du 30 octobre au premier novembre dernier, en compagnie de sa famille et de ses amis sur l’ïle d’Avallon dans le château de sa grand-mère.
Fille d’un roi d’Ecosse et d’une fée des Tertres de l'île d'Iona, Nessy est bien évidemment une princesse-fée celtique.
Apparence:
Apparence N° 1 : Jolie rousse frisée aux yeux verts, le visage parsemé de tâches de rousseur, Nessy est de petite taille, environ un mètre soixante, bien proportionnée, la poitrine ni trop lourde, ni trop menue, juste ce qu’il faut pour porter de jolis décolletés pas trop provoquants. Elle a les hanches à peine enveloppées, juste ce qu’il faut pour n’être ni plate, ni ronde mais se sentir aussi bien en mini-jupe qu’en jean ou en robe longue. Ses jambes sont longues malgré sa taille et son habitude de la marche lui a donné des cuisses et des mollets légèrement musclés aussi bien mis en valeur par le port de baskets que par celui de talons aiguilles.
Apparence N° 2 : Sous sa deuxième forme, qu’on peut qualifier d’animale, bien qu’aucune autre bête ne lui ressemble, Nessy est énorme, d’un teint plutôt gris-verdâtre, pourvue d’un long cou surmonté d’une petite tête garnie de cornes qui ressemblent à celles des girafes. Elle est coiffée d’une belle crinière vert clair qui contraste avec son beau regard jaune d’or. Sa queue à elle seule mesure environ vingt mêtres et pèse à peu près une tonne. Ces mesures ont été faites par aproximation à la suite de dégâts réalisés sur un bateau. Elle se déplace assez rapidement en nageant de ses quatre fortes pattes palmées et peut plonger de longues heures à une profondeur d’au moins deux cents mêtres.
Caractère:
Curieuse, gaie, enjouée, coquine, serviable, bien qu’assez maladroite et extrêmement étourdie, Nessy est d’une compagnie agréable lorsqu’elle est à terre et qu’elle vous sert, sans le renverser, un verre de bière au café « Le Loch Ness ». Evitez de la rencontrer lorsqu’elle nage. Sa maladresse peut emporter votre embarcation soit à cinquante mêtres dans les airs, soit à vingt mêtres sous l’eau d’un coup de nageoire ou de queue. Elle en serait désolée. C’est pourquoi elle est très discrète quand elle va se baigner et choisit de préférence la nuit, les jours de brume ou de tempête pour éviter les accidents.
Légende de Nessy, monstre du Loch Ness :
Première apparition sur les rives du Loch Ness sous sa deuxième forme en l’an 565 après Jésus-Christ. Frayeur chez les habitants des rives. Paniquée par les hurlements, Nessy casse toute la flotte de pêche et les pontons du port. Elle se fait sermonner par saint Colomban et promet de rester toujours gentille, calme et polie, quelque soit la frayeur qu’elle puisse provoquer autour d’elle.
Plusieurs apparitions sous sa deuxième forme du VIème siècle au au XIXème siècle pendant lesquels on la prend pour une Kelpie, sorte de cheval marin qui intrigue les chasseurs attirés par le gros gibier et les chevaliers errants en quête d’aventure mais fait peur aux enfants qui ne veulent pas manger leur soupe.
Au IXème siècle, son apparition dans les brumes du lac inspire un sculpteur norvégien qui lancera la mode des figures de proue si particulières des bateaux vikings qui imitent son portrait.
Au XXème siècle, sa légende fait le tour du monde grâce aux nouveaux moyens de communication. C’est là qu’elle devient Nessy, le « monstre du Loch Ness ». En 1960, puis en 1967, elle est même prise en film. Quelques scientifiques ont pu saisir ses mouvements de natation en grande profondeur avec des sonars, nécessaires à l’observation sous-marine, car l’eau du lac est très trouble. Par contre, ceux qui ont tenté de la photographier au bain n’ont jamais réussi. Toute les photos connues actuellement sont des fausses.
Peu de gens ont pensé la photographier sous sa première apparence, car elle n’aime pas ça et le dit volontiers. C’est cependant tout à fait possible avec un peu de persuasion et de charme. Mais ça n’impressionne pas plus vos amis qu’une autre photo de jolie fille prise pendant les vacances et personne ne vous croira si vous dites qu’elle est Nessy du Loch Ness !
Légende de sa cousine Mélusine :
Mélusine, fille d’une fée et d’un roi d’Ecosse est qualifiée de monstre par sa famille, laquelle, comme celle de Nessy, n’apprécie guère les mariages inter-ethniques. On lui prédit qu’elle ne pourra jamais se marier. Elle trouve pourtant un gentil fiancé à qui elle promet honneur et richesse si, une fois mariés, il ne cherche jamais à la voir au bain, qu’elle prend tous les samedis dans une pièce fermée. Arrive ce qui devait arriver, la curiosité pousse le gentil mari à regarder par le trou de la serrure et à hurler haut et fort à la vue de sa femme dont le bas du corps est celui d’un énorme serpent. Une vouivre ! Elle le quitte car elle ne veut pas être montrée du doigt ni brûlée vive, qui sait ? Et se réfugie dans la forêt. Elle a été entr’apperçue de nombreuses fois depuis.
Histoire réelle de Nessy, la Vouivre du Loch Ness :
Il est vraiment incroyable que personne n’ait encore fait le rapprochement entre la légende de la Vouivre poitevine et celle du monstre du Loch Ness. Il est pourtant bien connu que les Pictes d’Ecosse et les poitevins, du Poitou donc, sont de même origine celtique. Donc, même cause, même effet, Nessy, fille d’un roi d’Ecosse et d’une fée des tertres de l’île d’Iona est également un monstre comme sa cousine, ses cousins et ses frères et sœurs. Elle s’est mariée une fois il y a bien longtemps et son gentil mari, Oengus Nestor, qui n’a jamais regardé par la serrure est mort comme tout chevalier qui se respecte, à la guerre ou à la chasse, on ne sait plus très bien. C’était il y a fort fort longtemps et depuis, Ernestine a eu de nombreuses aventures. Jamais, cependant elle n’a pu enfanter de rejeton. La nature se rééquilibre finalement assez bien toute seule.
Nessy habite un broch, sorte de grosse tour de pierres trapue qui possède trois portes. Une devant, lourde et en bois avec un petit judas muni d’une grille par lequel elle peut voir les gens qui frappent. La deuxième, derrière, en bois également, s’ouvre en deux parties, une en bas, une en haut, et donne sur le jardin. La troisième est une trappe qui ouvre sur un souterrain en partie noyé et permet de rejoindre directement le lac en plongée. Le broch est aménagé comme une petite maison de campagne, modestement mais confortablement. Il y a des rideaux de cretonne aux deux petites fenêtres.
Depuis plusieurs siècles, Nessy trouve son équilibre en jouant à la serveuse de bar dans les différents villages du tour du lac et en se baignant les nuits sans lune, les jours de brouillard ou de tempête, quand nul n’est sensé sortir en bateau. Mais, hélas, il lui arrive aussi de se baigner sur un coup de tête, car son étourderie lui fait oublier ses sages décisions, alors ne vous trouvez pas un de ces jours-là sur son chemin !
Signes particuliers :
N’aime pas qu’on la chatouille, ça la fait éternuer. C’est moins grave à terre. Déteste qu’on la prenne en photo.
Quelle fontaine éclate sous le couvert de l'ombre, alors que le roseau est blanc sous la lumière de la lune ?
12:15 Publié dans Nessy | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels

